Secours aux Sinistrés de Boko Haram

Ce qui suit resume les renseignements les plus importants de la version anglaise.

Activisme islamiste armé le plus sanguinaire en Afrique et califat autoproclamé, Boko Haram (BH) met à feu et à sang le nord-est du Nigéria à un rythme croissant – bombardant des localités d’autres régions bien évidemment. En face, l’État fédéral nigérian s’est montré incompétent et inefficace dans la lutte contre les multiples insurrections de telle enseigne que 70 % de l’État du Bornou et d’importantes parties des États de l’Adamawa et de Yobe sont passés sous le contrôle de BH. Cette nébuleuse ayant pour foyer originel le Nigéria, tend de plus en plus ses tentacules au-delà des frontières. Les monts Mandara camerounais (les localités frontalières avec le Nigéria des départements du Mayo-Tsanaga et du Mayo-Sava) et certaines régions de la plaine péri-tchadienne du Cameroun (en occurrence Fotokol, dans le Département du Logone et Chari) subissent des assauts réguliers.

Conséquence, le nombre de victimes va grandissant. Dans les seuls États nigérians les plus en détresse mentionnés ci-dessus, on dénombre environ 13 millions de personnes qui sont directement ou indirectement affectées par les exactions de BH qui se résument en destruction des cultures et pillage des bétails et des denrées alimentaires. Cela dit, les populations vont faire face à la famine et à des épidémies les tout prochains mois si jamais des mesures proactives ne sont pas prises à temps.

Par ailleurs, vu l’envergure du phénomène, c’est l’ensemble des pays de la commission du Bassin du lac Tchad (CLBT) qui en pâtissent de nos jours. Des refugiés envahissent le Niger et le Tchad. Mais ce dernier semble avoir pris conscience de l’ampleur de la dangerosité de BH; car il vient d’envoyer des renforts militaires au Cameroun afin que cette menace soit jugulée. Cet engament du Tchad a d’ailleurs courroucé BH qui a publié une menace vidéo (YouTube) dans laquelle le chef fait savoir aux dirigeants nigériens et tchadiens que leur pays sont désormais dans le collimateur du groupe qu’il dirige.

Une sélection de sources de renseignements, principalement disponibles sur internet, se trouve ici.

Cependant, il est très difficile et extrêmement dangereux d’avoir des informations de la part des localités contrôlées par les insurgés et où les attaques ont fait leur nid. Très peu de sources sont dignes de confiance, y compris les déclarations des porte-paroles du gouvernement nigérian et militaires qui sont particulièrement non fiables. Cette regrettable situation concourt fortement à la négligence des victimes de BH qui reçoivent très peu de soutien de sources nigérianes (autres que ceux de leurs proches parent) ou de la communauté international. Il n’y est rien de comparable au déferlement d’aides qui suivit les effets dévastateurs du séisme en Haïti ou le passage du typhon Haiyan dans les Philippines. Aucune importante organisation de charité n’a organisé des campagnes ou sollicité des fonds réservés aux victimes de BH, et les donateurs potentiels sont certainemet découragés par la malheureuse réputation de pays à fort taux de corruption que traine le Nigéria.

Mais le problème auquel sont confrontées les organismes sans but lucratif et de charité est toujours celui d’identifier les ressources humaines corporatives ou individuelles devant gérer l’aide. Nous avons nous-mème acquis, et nos multiples contacts parmi les chercheurs et professionels travaillant dans la zone aujourd’hui infestée par Boko Haram ont également acquis, une précieuse connaissance de potentiels bénéficiaires reconnus au cours de nos et leurs recherches. Nous les invitons à nous envoyer des informations sur les expériences et les besoins de potentiels bénéficiaires et comment contacter ces derniers en utilisant, de préférence, la messagerie électronique via le courriel bokharvicrel@gmail.com.

Peu de gens, surtout les villageois, ont des comptes bancaires; ce qui nous a amenés à utiliser les services de Western Union pour envoyer de l’argent aux refugiés Sukur et Higi que nous connaissons personnellement et à la fondation Kinjir, mise sur pied par un ex-ministre du gouvernement de l’État de l’Adamawa; qui a établi un camp de réfugiés à Yola. L’argent transféré parvint aux nécessiteux destinataires souvent suivant les lignes de parenté, de résidence ou d’ethnie.

Bien qu’il y ait plusieurs causes louables, il nous parait particulièrement important d’aider les victimes à regagner leur établissement le plus tôt possible et à reconstruire leur vie en communauté. La scolarisation est aussi une de nos priorités. La plupart des élèves ont déja perdu une année d’école — ou plus.

Prière de nous apporter votre concours comme vous le pouvez: disséminez le mot sur Boko Haram Victims Relief; si vous avez besoin de renseignements avant de faire un don ou si vous êtes déjà prêts à nous aider, écrivez nous (en français ou en anglais) à bokharvicrel@gmail.com. Les victimes en seront reconnaisants.

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